L'actualité intercommunale

L'actualité intercommunale / N°232 — 7 octobre 2026

Marne&Gondoire SCOPE — la lettre d'information intercommunale, N°232 du 7 octobre 2026
Marne&Gondoire
SCPE

20 communes

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Marne et Gondoire Agglo/www.marneetgondoire.fr

Le mot du président

Jean-Paul MICHEL
Changement climatique, crise énergétique : les collectivités sont un maillon essentiel pour l'adaptation aux défis d'aujourd'hui. À Marne et Gondoire, nous le faisons avec persévérance et depuis longtemps, ce qui nous permet de lisser nos investissements et d'élargir notre champ d'action.
Jean-Paul MICHEL
ACTUALITÉ

Marne et Gondoire, territoire d'électrification

Marne et Gondoire fait partie des 109 «Territoires d'électrification» retenus par l'État pour «accélérer l'électrification des usages».

Cycliste sur une piste cyclable éclairée
La mobilité électrique, au cœur de la stratégie d'aménagement de Marne et Gondoire

Marne et Gondoire fait partie des 109 «Territoires d'électrification» retenus par l'État pour «accélérer l'électrification des usages» et «sortir de la dépendance aux combustibles fossiles importés», selon le communiqué de presse du gouvernement publié le 11 septembre. Chaque collectivité lauréate doit maintenant présenter un «projet pluriannuel» à mettre en œuvre dès la fin d'année. À la clef, un «accompagnement renforcé» des agences gouvernementales, sous le pilotage du préfet.

Les transports et le bâtiment sont visés en priorité, deux domaines dans lesquels Marne et Gondoire a redoublé d'efforts ces dernières années. D'abord en démultipliant son réseau de pistes cyclables, équipées de stations de recharge électrique. Ensuite en déployant un réseau de chaleur urbain qui chauffe 3800 logements à Lagny et Saint-Thibault et alimente à hauteur de 60% le réseau de Bussy-Saint-Georges. L'énergie de ce réseau est fournie par l'unité de valorisation énergétique du SIETREM, une mini centrale électrique qui fonctionne grâce à la chaleur récupérée des incinérateurs d'ordures ménagères. Le réseau «Marne et Gondoire énergie» alimente aussi la plupart des équipements publics de Lagny et une large part de ceux de Bussy-Saint-Georges.

L'agglomération a en complément doté le centre aquatique (Lagny) de 316 panneaux photovoltaïques sur 600 mètres carrés de toiture afin de réduire de 12,5% la consommation électrique du réseau Enedis. La Maison de la nature (Ferrières-en-Brie) a aussi été équipée et les locaux administratifs de Marne et Gondoire (Bussy-Saint-Martin) sont désormais reliés à un forage géothermique, qui entrera en service cet automne.

L'agglomération assure en outre un service de conseil en rénovation énergétique pour les particuliers, baptisé "Marne et Gondoire Rénov" et a ouvert un service mutualisé d'assistance à maîtrise d'ouvrage pour ses communes membres, qui les accompagne notamment dans leurs travaux de rénovation. Un fonds de concours est de surcroît alloué aux opérations concourant à la transition énergétique.

« Le pouvoir d'achat, l'environnement et la souveraineté. »

— Les enjeux du plan d'électrification de l'État

L'État fait de son plan d'électrification un enjeu pour «le pouvoir d'achat, l'environnement et la souveraineté». La réponse à ces défis passe donc pour partie par les collectivités.

PROMENONS-NOUS

Au (prochain) centre aquatique de Marne et Gondoire

Le 22 septembre, le groupement en charge de la construction du centre aquatique intercommunal faisait visiter le chantier à Bussy-Saint-Georges.

Visite du chantier du centre aquatique

Une invitation au centre aquatique ? Par cet été sans fin, saluons l'initiative. Hélas ! Arrivé sur place, on laisse sa serviette... et son maillot au vestiaire. On enfile casque de chantier, gilet orange et bottes coquées (ce n'est pas fini), lunettes de protection et gants de travail. Là, c'est louche. Nous embaucherait-on pour finir les travaux ? Pas pour jouer les "Village people" en tout cas. Quoique : la ville de Bussy-Saint-Georges a fait venir son vidéaste... Non, les élus n'auraient pas accepté. Il y a là le maire de la commune, le président de Marne et Gondoire, les maires et adjoints des communes voisines... La vérité est ailleurs (enfin espérons pour la crédibilité des institutions).

Ouf ! On nous fait juste visiter le chantier, déjà bien avancé, du deuxième centre aquatique de Marne et Gondoire. Nous sommes à Bussy-Saint-Georges, à la lisière de Jossigny.

Les ouvriers s'activent. Pas de temps à perdre, tout doit être bouclé en juillet prochain. Pour l'instant, le timing est tenu : le gros-œuvre est quasi-terminé. Durant les fortes chaleurs, l'entreprise de construction GCC a décalé le travail au matin et utilisé du retardant de prise pour que le béton ne sèche pas trop vite.

On longe les deux bassins. Celui de natation est presque aussi large que long (20 mètres par 25) : il comprend 8 couloirs contre 6 habituellement. On peut également observer le profil en dents de scie des murs qui porteront la toiture, bientôt posée. De larges ouvertures verticales feront entrer la lumière par le toit. Associées aux baies vitrées murales elles donneront une grande luminosité aux bassins. Mais «sans gêner la visibilité des maîtres-nageurs», nous dit un des architectes de l'Atelier Po&Po, qui a conçu l'équipement. En clair, les rayons du soleil ne taperont pas directement depuis le toit, ce qui aurait en outre la fâcheuse conséquence de doper les organismes biologiques dans le bassin... Cette structure du toit, «en accordéon» pourrait-on dire, a aussi été pensée pour dissiper les ondes sonores. Le revêtement mural se chargera des fréquences non piégées par le plafond.

« De larges ouvertures verticales feront entrer la lumière par le toit, sans gêner la visibilité des maîtres-nageurs. »

— Atelier Po&Po

Le centre aquatique comprendra un espace bien-être avec hammam, jacuzzi, sauna et grotte de sel pour assainir l'air. Il y aura même un solarium extérieur verdoyant. C'est la société Opalia qui exploitera l'équipement pour le compte de la communauté d'agglomération.

La récupération de chaleur, les panneaux photovoltaïques et l'alimentation par le réseau de chaleur urbain de Marne et Gondoire favoriseront sa sobriété énergétique. Le toit (plat celui-ci) de la partie accueil-bureaux-vestiaires sera végétalisé. Parfait, on laisse notre maillot et notre serviette dans un coin et on revient dans un an !

Vue architecturale du centre aquatique achevé
Vue du centre aquatique une fois achevé (Atelier Po&Po)
ACTUALITÉ

Les travaux des bords de Marne à Montévrain reprennent

Travaux sur les berges de la Marne
Cassé en morceaux, le béton des berges est en ce moment évacué par barge

Exit le béton : mis en pause depuis le printemps pour respecter les cycles écologiques, les travaux de réhabilitation des bords de Marne à Montévrain reprennent. Le linéaire qui fait l'objet des travaux est situé là où la commune s'imbrique avec Lagny : les berges sont latignaciennes et 100 mètres derrière, la rue est montévrinoise.

Le béton est actuellement entièrement retiré des talus. À la place, les berges vont être stabilisées par des techniques végétales et des enrochements. Sur une grande partie, le chemin sera doublé par une promenade basse en bois. À l'été prochain, le passage sera ainsi facilité pour les promeneurs et les cycles, dans un environnement débarrassé des ouvrages en béton. Les plantations seront effectuées l'année prochaine.

La communauté d'agglomération avait réalisé une première portion à Montévrain de septembre 2025 à avril dernier, du chemin du Port (près du moulin de Quincangrogne) à l'embouchure du ru du Bicheret.

Une dernière section est programmée en 2027-2028.

L'ensemble du linéaire de Montévrain aura alors été réalisé. Pas anodin en cette période de réchauffement climatique !

La communauté d'agglomération est par ailleurs nommée aux Victoires du paysage, concours organisé au niveau national par les professionnels de l'horticulture, pour son aménagement des bords de Marne à Lagny, achevé il y a 3 ans et dont les plantations ont bien poussé depuis. Verdict ce mois-ci !

Les bords de Marne à Lagny
Les bords de Marne à Lagny
ZOOM SUR

France services : de l'humain dans les démarches en ligne

À l'heure où quasiment toutes les démarches se font en ligne, l'humain est plus que jamais nécessaire. La Maison France Services de Marne et Gondoire aide les citoyens dans leurs relations numériques avec les services publics. Demande de carte grise, création d'un compte Ameli, constitution du dossier de retraite... ses agents interviennent en relation directe avec désormais douze administrations partenaires. Visite sur place.

Robert à la Maison France services
Robert au sortir de son rendez-vous avec la conseillère France services pour préparer la retraite de son épouse

«Je suis un chatbot humain !», s'exclame Thomas, conseiller numérique de la maison France services de Marne et Gondoire. «L'humain, c'est ce que cherchent les personnes qui viennent nous voir pour accomplir leurs démarches administratives en ligne», enchaîne-t-il. Alors, le souriant conseiller prend le temps de décrypter chaque situation et de créer si nécessaire les comptes numériques via France Connect. «C'est du temps de gagné pour ma collègue conseillère, qui va ensuite effectuer les démarches avec la personne. C'est aussi un moyen d'accompagner le public vers l'autonomie.»

« Je suis un chatbot humain ! »

— Thomas, conseiller numérique

Arrive justement Pauline qui a fait 20 minutes de route pour rejoindre la Maison France services à Lagny. La dernière bouée à laquelle se raccrocher pour cette jeune femme qui ne parvient pas à faire refabriquer son permis de conduire suite à son changement de nom. Le chatbot de France Titres ? «Il m'a simplement renvoyé vers le site.» La ligne téléphonique ? «Impossible de joindre quelqu'un.» Heureusement Thomas a un numéro spécial dans "sa botte" (mieux qu'un "chatbot" donc). Rapidement, le conseiller dialogue au téléphone avec France Titres. Non pas avec un plateau d'assistance téléphonique mais directement avec une agent en charge de la gestion des dossiers. Le problème se dénoue. Si Pauline reprend la démarche à zéro, cela devrait maintenant fonctionner.

Les maisons France services déployées par l'État en partenariat avec les collectivités s'affirment comme les guichets uniques des administrations envers les usagers. Conseillère France services, Anith se souvient des débuts : «En 2017, nous avions des partenariats avec 5 administrations de l'État, aujourd'hui nous en sommes à 12. Nous utilisons le portail Administration Plus.» Après avoir analysé la situation de l'utilisateur, la conseillère peut, si la situation l'exige, cliquer sur le logo de l'administration concernée pour lui envoyer directement un message exposant clairement la problématique.

« J'avais besoin d'avoir quelqu'un en face de moi, ici ce sont des professionnels »

— Un visiteur de la Maison France Services

Les maisons France Services concourent à l'accès aux droits des citoyens, que ce soit la sécurité sociale, les impôts, les allocations ou les autres prestations. «J'avais besoin d'avoir quelqu'un en face de moi. Ici ce sont des professionnels», explique Robert, qui vient pour la troisième fois en deux jours à la Maison France services. Justificatifs sous le bras, le sexagénaire monte patiemment le dossier de retraite de sa femme. «J'ai le temps, moi j'y suis déjà !»

La retraite est de loin le domaine principal qui amène le public à la maison France services : «Au début, on ne sait pas trop comment s'y prendre, témoigne Bernard. Il me manque 4 années de cotisation dans mon dossier alors que je les ai faites.» Bernard renvoie les documents directement avec Anith. Il reviendra en janvier pour s'assurer que son relevé de carrière est bien actualisé.

Arbia aussi a fait appel à France services pour son dossier de retraite. D'abord pour créer son compte en ligne auprès de la CNAV : «Une conseillère m'avait bien aidée.» Maintenant, c'est avec sa caisse complémentaire que cette habitante de Thorigny a maille à partir. «Une conseillère de l'Agirc-Arrco m'a appelée pour un courrier resté sans suite. Je ne l'avais pas vu, il fallait le lire sur l'application... que je n'ai pas. Avec le conseiller numérique France Services, j'ai pu accéder à ce courrier.» Arbia reviendra de temps en temps consulter son espace personnel sur les ordinateurs mis à disposition à la Maison France services.

Dani et son mari sont eux équipés d'un ordinateur. Mais ce couple de Guermantes n'arrive pas à transmettre à son bailleur les photos de fissures au pied de leur maison. «On connaissait déjà la Maison France Service qui avait bien aidé une de nos proches à changer de caisse de sécurité sociale.» Sathan fait un scan d'écran de leurs photos qui pèsent maintenant un poids raisonnable pour être transférées.

À l'accueil, Sathan oriente les personnes qui se présentent ou qui appellent. «Il peut y avoir un volet social, de handicap ou un autre point qui nécessite un accompagnement par une autre structure. Dans ce cas, je les oriente vers leur CCAS ou la Maison départementale des solidarités qui seront mieux à même de leur donner accès à leurs droits. Pour les autres, je prépare la demande pour notre conseillère France Services. Je suis moi-même conseillère numérique.»

L'une des rares en France à être intercommunale, la Maison France services de Marne et Gondoire a reçu l'année dernière 2000 personnes venues de nos communes et des alentours.

Les 12 partenaires : France Titres, allocations familiales, assurance maladie, assurance retraite, chèque énergie, finances publiques, France Rénov', France Travail, La Poste, Mutualité sociale agricole, Point-Justice, Urssaf.

ÉCONOMIE

Recruter les "génération Z", une invitation à soigner sa stratégie d'entreprise

Un recrutement réussi, ça se joue avant et après l'embauche. Après son cycle de conférences sur l'IA, Marne et Gondoire abordait le 29 septembre un sujet éminemment humain : le recrutement. Une rencontre destinée aux entrepreneurs qui relativisait les idées reçues sur les nouvelles générations et le travail.

Conférence consacrée au recrutement

Z comme «zéro sur vingt» ?

Apparemment, au travail, la génération Z (née entre 1997 et 2012) ne fait pas l'unanimité auprès des X et Y, les deux générations précédentes : ils font passer un entretien d'embauche à leur recruteur, puis partent au bout de deux mois... quand ils ne font pas faux bond dès le premier jour, si l'on en croit les intervenants et les témoignages d'entrepreneurs venus assister à la conférence.

« Il va bien falloir que vous intégriez cette génération. C'est votre responsabilité : vous êtes chefs d'entreprise, vous êtes des lutteurs, vous-même avez su vous élever »

— Alain Ngouoto, sous-préfet de Torcy

Mais le sous-préfet de Torcy, Alain Ngouoto, le dit sans détour : «il va bien falloir que vous intégriez cette génération qui a reçu moins d'éducation que la vôtre. C'est votre responsabilité : vous êtes chefs d'entreprise, vous êtes des lutteurs, vous-même avez su vous élever.»

Ceci dit, il n'y aurait pas que la génération Z à qui le travail donnerait de l'acné. Les X et Y ne sont a priori pas épargnés. Deux technico-commerciaux quadragénaires embauchés ces derniers mois et aucun qui n'a fait l'affaire : le directeur général de Flux France, société industrielle établie à Croissy-Beaubourg, est déçu. «Je suis d'accord, les entreprises doivent s'adapter mais il faut que les collaborateurs soient actifs et autonomes. C'est "donnant-donnant". Et ce n'est pas une question de génération.» Le dirigeant espère trouver quelques clefs de recrutement lors de cette réunion qui se tenait au Carré Haussmann, ensemble de bureaux situé à Jossigny.

L'envie d'avoir envie

Les consultants et consultantes qui se relaient devant l'auditoire rappellent le nœud du problème : un employé qui s'en va au bout de quelques semaines, c'est un coût financier important pour l'employeur et un coup au moral pour son équipe. Mais ça, la 'génZ' n'en aurait cure : «Ils ne le prennent pas en compte, ils répondent que ce n'est pas leur entreprise», témoignait un recruteur de Bussy-Saint-Georges avant la réunion. Alors comment faire avec ces générations pour qui la vraie vie, ce n'est pas au boulot que ça se passe ? «Qu'on me donne l'envie, l'envie d'avoir envie», chantait Johnny. Et, c'est ça le management si l'on en juge par les préconisations des experts en ressources humaines.

Annonce bancale = stratégie floue

D'abord, a-t-on bien défini le besoin, le profil recherché et les compétences pour le poste proposé ? «Une annonce claire va faciliter le travail pour vous ou pour les recruteurs auxquels vous allez faire appel. De nombreux candidats postulent sans vraiment cerner en quoi consiste le poste», rappelle Andréa Lachassagne, consultante RH. D'où la déception qui peut suivre : «Nous avons du mal à recruter des ingénieurs. Ils nous disent "ce n'est pas ce à quoi je m'attendais"», nous confiait une responsable d'un bureau d'études du Val d'Europe avant la conférence.

La clarté implique d'avoir «pris le temps de la réflexion sur le poste proposé». Et d'avoir à l'esprit qu'un salarié n'est pas capable de tout faire à la fois et peut-être moins enclin qu'avant à jouer les citrons pressés... Les intervenants, coaches RH et consultants, voient dans cet «individualisme» une réponse à l'absence de projet collectif. «Pourquoi venir chez vous ? Qu'est-ce qui vous différencie ? Est-ce le salaire, l'environnement de travail, vos valeurs ? Beaucoup de dirigeants ont du mal à me répondre sur ce point parce que leur projet d'entreprise n'est pas clair», constate Mandrine Fontenas Mary, experte RH.

Pourtant, voilà ce qui donne du sens : la mission, celle du poste, celle de l'entreprise. S'ils ne la discernent pas, les "GénZ" restent sur leur faim... et n'expriment pas les atouts reconnus à leur génération : créativité, sens du travail en réseau, remise en question des habitudes, sensibilité aigüe à l'expérience client. Des qualités pourtant à même de mettre à jour les méthodes d'une entreprise.

Recruter n'est pas jouer

Une fois le contrat signé, le recrutement ne s'arrête pas là : il faut définir des étapes d'intégration dans l'entreprise avec des points à échéance régulière. «J'ai déjà entendu une équipe me dire "on était dans le jus, on a oublié que le nouveau collaborateur arrivait ce matin". Or, la plupart des collaborateurs qui se sentent mal accueillis partiront dans les 6 mois», expose Mandrine Fontenas Mary. L'hospitalité et le savoir-vivre ne s'arrêtent donc pas à la porte de l'entreprise.

« Il vaut mieux de petites émotions positives régulières qu'une grande émotion une fois »

— Fabien, consultant sport et bien-être en entreprise

Sport et papouilles

Même si le terme n'a pas été prononcé lors de la soirée, l'esprit start-up ne serait-il pas la solution ? Un petite partie de ping-pong, les gars ? Pour Fabien Belise, c'est oui ! «Il vaut mieux de petites émotions positives régulières qu'une grande émotion une fois, type gros "team building", qui en plus coûte cher», affirme ce consultant sport et bien-être en entreprise. Le sport offre un retour sur investissement imbattable selon lui : «il y a l'absentéisme mais aussi le présentéisme». Concrètement : la personne qui est là mais ne s'investit pas. Une séance collective de sport le midi peut changer cet esprit. «Savoir que son employeur se soucie de sa santé, ça compte pour un salarié», pointe le consultant.

Reste l'arme fatale : les papouilles. Celui qui écrit ça ne désalignerait-il pas sévère, façon IA en roue libre ? Pas du tout : établie à Gouvernes, la fondatrice de "Papouilles and Chills" s'en va cette semaine même détendre les opérateurs et opératrices du site logistique de Decathlon à Ferrières-en-Brie, armée de ses pinceaux et baguettes en bois.

Prêt-à-porter

Reste le risque de tout recrutement. Comme le soulignait en introduction le président de Marne et Gondoire, Jean-Paul Michel, une erreur de casting peut sérieusement ébranler une petite entreprise.

Pour éviter cet écueil, il existe le portage salarial qui permet de faire appel à des profils experts sans avoir à en assumer le salaire et les charges. Pratique pour des besoins temporaires. Les Groupements d'employeurs pour l'insertion et la qualification reposent sur le même principe : le GIEQ embauche la personne en contrat de professionnalisation et la place ensuite dans l'entreprise qui paie l'organisme sur facture. «Nous sélectionnons des profils motivés. L'entreprise peut les embaucher ensuite. Les postes vont de l'ouvrier polyvalent au cadre. Nous sommes portés par l'industrie mais ouverts à tous les secteurs, aux petites et grandes entreprises», explique Manon Prévat du GIEQ EPE, qui développe son activité en Seine-et-Marne.

Christophe Rossigneux, le dirigeant de Flux France repart avec le sourire. «J'ai entendu des choses que j'avais oubliées, notamment pour aider au logement de ses salariés. Je le faisais avant».

Pour aiguiller les entrepreneurs, Marne et Gondoire accueille une fois par mois, une permanence d'une conseillère de l'association Appui RH, soutenue par la Maison de l'emploi. «Une information de premier niveau pour tous les entrepreneurs», selon Sylvie Kerdal, qui assurera ces rendez-vous gratuits.

DÉCOUVERTE

L'exposition Beaux-Arbres au château de Rentilly

Proposée par Marne et Gondoire, l'exposition Beaux-Arbres s'appuie sur le lien entre le château de Rentilly et les arbres qui l'entourent ainsi que sur la relation profonde entre l'humain et l'arbre. C'est ce qu'expriment les artistes exposés.

Souche de séquoia du parc et œuvres textiles de Tamara Kostianovsky
Une souche de séquoia géant dans le Parc culturel de Rentilly et des souches de tissu signées Tamara Kostianovsky dans le château (Rosewood wood 2020)

Huit études d'arbre au crayon de Léo Gausson, points de départ de l'exposition Beaux-arbres au château de Rentilly. Le peintre néo-impressionniste se promenait des heures en forêt de Fontainebleau, reproduisait méticuleusement la physionomie de l'arbre, des rameaux, des feuilles. Deux de ses peintures côtoient des photographies (d'arbre également) du Belge Stijn Cole, prises en 2019, plus d'un siècle après. La similitude est frappante. Pourquoi la figure de l'arbre nous parle-t-elle tant ?

« Une passerelle vers l'imaginaire, qui nous connecte à notre enfant intérieur »

— Junior Fritz Jaquet

«Nous sommes comme les arbres : notre colonne vertébrale, c'est le tronc et j'en passe» : lors du vernissage de l'exposition le 18 septembre, Junior Fritz Jaquet est volubile. Le public se presse pour voir son œuvre "Beaux-Arbres", qui a donné son nom à l'exposition. «Bienvenue», dit-il aux curieux qui entrent à tour de rôle dans la salle cloisonnée au milieu du vaste plateau d'exposition.

Le natif d'Haïti, reconnu pour son art de l'origami, avait depuis un moment le projet de signer une œuvre sur ce thème. Alors quand Marne et Gondoire lui a donné carte blanche, Junior Fritz Jaquet s'est lancé dans un travail «titanesque», de son aveu même.

Junion Fritz Jaquet au château de Rentilly
Junion Fritz Jaquet à côté de l'un de ses "Beaux-Arbres"

Avec son équipe, l'ancien Apprenti d'Auteuil a fabriqué ses 5 arbres cet été. Auparavant, son «mur» de lanternes-fleurs blanc immaculé lui avait pris 3 mois. Un rythme intensif : «nous avons réalisé en 6 mois un projet qui aurait nécessité normalement un an et demi.»

L'équipe a assemblé l'œuvre au château de Rentilly la semaine précédant l'ouverture de l'exposition. Cette installation, c'est une mini-forêt dont les sujets déploient leurs branches jusqu'à 4 mètres de haut. «Il fallait une certaine dimension pour que l'émotion passe», explique Junior Fritz Jaquet.

Une œuvre imposante mais accueillante avec ses sortes de bourgeons lumineux. «Une passerelle vers l'imaginaire, qui nous connecte à notre enfant intérieur», affirme l'artiste. On pense à ce que vient de nous dire Laurent Lafolie : «je n'ai jamais peur en forêt».

« La photographie à la chambre, j'avais besoin de ça pour retrouver un geste photographique fort »

— Laurent Lafolie

Le photographe a immortalisé la forêt primaire aux confins de la Roumanie et de la Bulgarie pendant 3 semaines puis a tiré ses panoramas sur 34 carreaux de porcelaine émaillée. Les regarder, c'est se laisser happer par ces hauteurs peuplées d'arbres à perte de vue. «Dans la forêt elle-même, on ne voit rien. Il faut aller sur le mont en face.» Le photographe né à Sens travaille à la chambre noire. «À 40 ans, j'ai débuté la photographie. C'était l'avènement du numérique, je me suis mis à faire une quantité de photos effroyable ! Alors j'ai revendu mon matériel numérique et j'ai acheté une chambre photographique pour ne plus faire qu'une seule photo d'un sujet, maximum deux. J'avais besoin de ça pour retrouver un acte photographique fort.»

L'obstiné photographe ne dédaigne pas pour autant l'innovation, comme en témoigne son utilisation de la porcelaine, support qui représente à ses yeux «la solidité et la fragilité à la fois : c'est dur mais ça casse». Comme la forêt face aux assauts de l'homme. Probablement la raison du titre de l'œuvre : ".Limit". Un point limite spécialement réalisé pour l'exposition au château de Rentilly.

La deuxième œuvre photographique que présente Laurent Lafolie, il l'a gravée au laser sur du carton recyclé : «je ne voulais pas brûler du papier pour faire le tirage.» Car cette série de photos réalisée en 2024 et intitulée ".Blank" montre des arbres brûlés lors d'un gigantesque incendie en Sicile. «Un tirage dure 21 heures : le bras brûle point par point la matière», nous indique-t-il. Cette œuvre trouve un écho à l'autre bout du plateau d'exposition dans cette peinture de Laurent Pernot réalisée la même année sur le noir uniforme d'un bois calciné en Californie.

Laurent Lafolie devant son œuvre
Laurent Lafolie devant son œuvre ".Blank"

L'alliance de la technologie et de l'artisanat de Laurent Lafolie se retrouve chez les autres artistes exposés. Avec son ingénieur, Junior Fritz Jaquet a utilisé une armature à mémoire de forme pour déployer ses arbres dans le château. Et a figuré leur écorce striée avec du papier sulfurisé, sans aucune coupe ni collage. Là aussi un matériau de récupération, tiré d'un stock de 10 tonnes obtenu il y a 3 ans d'une usine qui fermait ses portes, dans le Nord.

En 2017, Tamara Kostianovsky a, elle, redonné vie aux pantalons en velours de son regretté père. L'artiste argentino-américaine les a assemblés avec d'autres tissus pour former d'imposantes souches d'arbres colorées. Le lien entre l'arbre et l'humain est là aussi suggéré par des teintes évoquant à la fois le bois de rose et la chair. «Les arbres communiquent par les racines», nous rappelait Junior Fritz Jaquet. Des arbres qui ensemble forment une forêt, des humains qui ensemble forment l'humanité.

Public lors du vernissage
Lors du vernissage
ZOOM SUR

Handicap et travail : l'ESAT de Lagny s'y emploie

Le 18 septembre, c'était la journée portes ouvertes à l'ESAT de la Grange au bois à Lagny. Visite guidée de cet établissement multi-métiers où exercent 130 travailleurs au service de nombreuses entreprises et collectivités.

Sophie dans la serre de l'atelier horticulture
Sophie, qui travaille à l'ESAT, dans la serre de l'atelier horticulture, ouvert tous les jours au public

« Notre ESAT veut offrir le plus de métiers possibles : les personnes en situation de handicap ont le droit de choisir ce qu'elles veulent faire. »

— Philippe Lecoindre, directeur général de Capensiel

«Notre ESAT veut offrir le plus de métiers possibles : les personnes en situation de handicap ont le droit de choisir ce qu'elles veulent faire.» Philippe Lecoindre est directeur général de Capensiel (ex-CPRH). En 1973, le Syndicat Intercommunal des Centres de pédagogie et de Réadaptation pour Handicapés a confié à l'association la gestion de l'ESAT de Lagny et de l'IME Michel de Montaigne à Chelles.

L'ESAT, c'est le volet insertion professionnelle de Capensiel, qui gère aussi le FAM de Pomponne, le foyer d'hébergement de Dampmart et le foyer de vie Bussy-Saint-Georges. 130 travailleurs en situation de handicap y sont employés dans 6 métiers différents. Des personnes affectées de handicap mental léger. Ou bien psychique : «décompensation, burn-out», indique le directeur.

condtionnement
Mise sous carton de plaques murales pour l'entreprise Roth

On débute la visite par les serres. Sophie nous montre les bouturages de pensées et giroflées qu'elle réalise avec ses collègues après la tournée d'arrosage du matin. «Nous avons aussi des chrysanthèmes pour la Toussaint, mais on en vend moins qu'avant.» À Noël, l'ESAT propose également des sapins. L'atelier horticulture, qui est ouvert tous les jours au public, réalise aussi des compositions florales. Chiffre d'affaires annuel de cette activité : 50 000 euros par an.

Une somme loin des 446 000 euros annuels que génère l'atelier espaces verts. Les grands tracteurs tondeuses alignés sont impeccablement nettoyés. Parmi les clients, figurent Disneyland et la ville de Coupvray ainsi que des entreprises de Marne et Gondoire comme Acrelec (le fournisseur des bornes de commande des Mac Donald's, établi à Saint-Thibault) et le logisticien Arvato (Bussy-Saint-Georges).

Eddy, le moniteur principal de l'atelier, supervise la coupe du bois. Son équipe fournit 2200 stères par an. «Les hôtels, à Disneyland nous en achètent pour leurs cheminées d'apparat», précise Philippe Lecoindre.

La méthode d'Eddy pour travailler avec le public en situation de handicap est simple : montrer et faire-faire, jusqu'au bon geste. «On fait en fonction des capacités de chacun. Je procède par essai-erreur, et je n'hésite pas à beaucoup répéter les choses.» Pour un résultat qui doit être au rendez-vous. «Je refuse l'excuse du handicap. Nous devons fournir un travail de qualité et dans les temps, comme tout prestataire», souligne Philippe Lecoindre.

Atelier conditionnement
À l'atelier conditionnement

À l'atelier conditionnement, pas question que les panneaux muraux pour parois de douche, de l'entreprise Roth, établie à Lagny, soient mal emballés. «Roth nous a installé le plan de travail et les pistolets à colle. Nous avons de notre côté monté une armature pour suspendre les pistolets qui étaient trop lourds pour nos travailleurs. C'est un ferrailleur qui nous l'a fabriquée», explique Philippe Lecoindre. Démonstration : Morgane et son collègue étalent sans difficulté un trait de colle chaude pour joindre les deux panneaux de carton qui enserrent la plaque. Non loin, on remplace le corps de stylos 4 couleurs Bic invendus par ceux, tout dorés, de la nouvelle collection "Frozen". Un contrat établi avec l'usine de Montévrain.

Le fabricant de tronçonneuses, débroussailleuses et autres outils à main, Stihl, accueille chaque jour une équipe de 5 à 10 travailleurs de l'ESAT sur son site de Quincy-Voisin. «C'est du gagnant-gagnant car, comme toute entreprise de plus de 20 salariés, ils ont obligation de faire appel à 6% de travailleurs handicapés. Mais il y a aussi un contrat moral, auquel ils tiennent beaucoup : on travaille ensemble depuis 2018 !»

Le tapissier-décorateur Touroul Chevalerie reçoit des travailleurs de l'atelier blanchisserie une journée par semaine pour repasser ses rideaux aux côtés de son propre personnel. Une façon pour l'ESAT de développer l'autonomie de ses travailleurs. «Ils doivent s'y rendre par leurs propres moyens», souligne Philippe Lecoindre.

«Semi-industrielle», comme l'indique Caroline, sa monitrice principale, la blanchisserie de l'ESAT est dimensionnée pour traiter une tonne de textiles par jour. «On en est loin», reconnaît Philippe Lecoindre qui regrette que les collectivités ne fassent pas davantage appel à ses services. Avec sa grande table à plat qui repasse un drap en trente secondes en le faisant passer sous un rouleau, son tunnel de séchage ou encore ses tables à repasser professionnelles, l'atelier peut traiter tout type de linge et vêtements professionnels. On y voit un lot d'uniformes de la police municipale de Chessy impeccablement alignés sur cintres. Parmi les autres clients, la boulangerie Ange de Lagny, des hôtels, des industriels. Citons aussi le Parc culturel de Rentilly, service de la communauté d'agglomération.

blanchisserie
À l'atelier blanchisserie

L'atelier nettoyage qui entretient les 6 bâtiments du site requiert également une grande autonomie. «Les usagers travaillent seuls après avoir reçu leur savoir-faire de leur binôme», indique Murielle, leur monitrice principale. Enfin, l'ESAT comprend un self-service qui délivre 150 repas par jour. 6 personnes y œuvrent en cuisine, sous la houlette de 2 cuisiniers professionnels.

« Nos usagers arrivent sans formation et apprennent par le travail »

L'ESAT forme ses moniteurs ainsi que ses usagers, qui obtiennent un CAP par validation des acquis de l'expérience. «Ils passent exactement le même examen que les autres», souligne Murielle. «Nos usagers arrivent ici sans formation, et apprennent par le travail», explique Philippe Lecoindre.

Établissement social, entreprise prestataire de services, organisme de formation et d'insertion... C'est un peu de tout cela un ESAT. Une force collective en faveur des personnes vulnérables. L'ambition de Capensiel.

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Terreau, déco et moto pour les adolescents des IME

Le 22 septembre, l'association «Si T Cap mon handicap» et le SIAM organisaient une journée d'ateliers pratiques pour les jeunes des Instituts médico-éducatifs.

Adolescent découvrant une moto lors de la journée inclusive

Le moteur de la Harley Davidson vrombit, Terence s'enfuit. Son éducatrice spécialisée finit par le rattraper tant bien que mal. Finalement, cet adolescent affecté d'un trouble autistique, acceptera lui aussi de monter sur la moto. Sur la selle, il sourit. Debout à côté, Mickaël tourne la manette des gaz par légers à-coups. Policier au Blanc-Mesnil, il porte ici sa tenue de "biker" : cuir noir avec patchs en tous sens et blue jean... surmonté de chaussettes à gros canards jaunes. Mickaël fait partie de l'association latignacienne Stun Wolf qui regroupe des policiers et d'anciens militaires fans de Harley. Sur ses grosses cylindrées, la «meute» va à la rencontre des jeunes pour faire de la prévention routière et sensibiliser aux dangers des addictions. Ils étaient notamment aux Thorignades cet été, les "olympiades" municipales de Thorigny.

Aujourd'hui, Mickaël et l'un de ses acolytes proposent une "chasse aux diamants" autour de leur stand, installé comme les quatre autres dans le parc du SIAM, l'usine d'épuration à Saint-Thibault-des-Vignes. L'association "Si T Cap mon handicap" y a convié les IME (Instituts médico-éducatifs) du secteur pour sa journée inclusive.

Les chaussettes à canards jaunes, c'est Gwendoline Thellier, présidente de l'association, qui les leur a fournies «pour que les visiteurs reconnaissent facilement tous ceux qui proposent des animations». Elle-même en porte. Un détail imaginatif à l'image de l'association qu'elle a créée, qui se fait fort de développer des sorties pédagogiques adaptées aux jeunes en situation de handicap.

« Le contact avec des substances douces comme le terreau, la manipulation d'objets fins comme les boutons... ce sont des choses très adaptées. »

— Une éducatrice spécialisée de l'IME du Jeu de paume

Hôte de l'événement, le SIAM lui-même propose un atelier rempotage. Les adolescents mettent en pot des boutures de fraisiers Mara des bois et repartent avec leur plant. Certains de ces jeunes sont mutiques. Alors il faut trouver d'autres moyens de communiquer avec eux. «Le contact avec des substances douces comme le terreau, la manipulation d'objets fins comme les boutons... ce sont des choses très adaptées», nous indique une éducatrice spécialisée de l'IME du Jeu de paume à Torcy.

Les boutons, c'est sur le stand de Leroy Merlin qu'on les trouve pour fabriquer des pots de fleurs à suspendre. Le matériel ? Des pots en plastique, de la corde épaisse et quelques éléments de décoration. L'enseigne de bricolage se rend aussi dans les écoles : «En novembre dernier, à Ferrières-en-Brie, nous avions fabriqué des sapins de Noël en bois. Les élèves avaient percé, poncé, vissé», nous indique Virginie, responsable du service clients du magasin de Collégien et Lognes.

«Vous êtes sûr que ça ne va exploser ?», demande une adolescente à Anthony. L'animateur du centre socio-culturel Mix'City (Lagny) a en tête de provoquer une éruption volcanique. La jeune fille frémit avant d'ajouter une cuillerée de bicarbonate de soude au vinaigre. Heureusement, pas de "bang", juste une émulsion qui monte du récipient. Et enfin, comme petit jeu d'adresse, le SIETREM propose son habituel basket-tri.

La semaine suivante, "Si T Cap mon handicap" allait au moulin Russon (Bussy-Saint-Georges) pour fabriquer du pain.

ACTUALITÉ

Les maires font de la prospective financière

Les maires réunis en groupes de travail

Le 5 octobre, les maires de Marne et Gondoire se réunissaient pour évaluer financièrement les principaux investissements à réaliser pour les 5 prochaines années. La réflexion prenait la forme d'une simulation chiffrée en groupes. Un travail prospectif et collectif voulu par le président, Jean-Paul Michel en ce début de mandat : «faire des choix, les arbitrer, les expliquer, c'est ce que nous devons faire en tant qu'élus.» Cet exercice commun pourra alimenter les travaux du Bureau et les délibérations du conseil communautaire. «La méthode est intéressante et, sur le fond, cela permet de mieux connaître les projets intercommunaux», a déclaré l'un des nouveaux maires, Patrick Auvrele (Bussy-Saint-Martin) au terme de la réunion.

« Faire des choix, les arbitrer, les expliquer, c'est ce que nous devons faire en tant qu'élus. »

— Jean-Paul Michel
ÉCONOMIE

Un club pour les entreprises de Marne et Gondoire

Le 15 septembre le nouveau club des entreprises de Marne et Gondoire organisait un «speed meeting» entre entrepreneurs à Jossigny.

Anthony Houdinet et Mansour Fassih
Anthony Houdinet et Mansour Fassih

Un "speed meeting" entre entrepreneurs. Cette soirée de rencontres professionnelles se passait le 15 septembre à Jossigny, dans la salle communale de la Grange aux Dîmes, mise à disposition par la mairie.

Créé en avril dernier, le Club des entreprises de Marne et Gondoire organisait l'événement. Un club pas si nouveau que cela : il s'agit d'un élargissement aux entreprises de nos 20 communes du club de Chanteloup, fondé en 2023.

«Qu'est-ce qui t'a donné envie de faire ce que tu fais aujourd'hui ?» Pour chaque tour, une question imposée lance la conversation. Toutes les 10 minutes, la composition des tablées, de 4 à 6 personnes, change. Chaque participant — ils étaient une trentaine — aura ainsi pu présenter son activité aux autres. Avant qu'un buffet ne conclue la soirée pour poursuivre les discussions et nouer ainsi des contacts d'affaires.

« C'est une approche par l'humain, une façon de faire du business différemment : on a envie de travailler ensemble parce qu'on se connaît. »

— Anthony Houdinet, président du club

Car c'est bien le but d'un club d'affaires : repérer des clients potentiels dans son entourage local. Mais pas que : il s'agit de s'entraider aussi face à des problématiques communes. Et aussi de passer de bons moments ensemble. «C'est une approche par l'humain, une façon de faire du business différemment : on a envie de travailler ensemble parce qu'on se connaît», affirme Anthony Houdinet, le président du club. Et d'ajouter : «Chez nous, il n'y a pas d'obligation de recruter d'autres membres, d'assister à des réunions mensuelles ou autres exigences des réseaux nationaux.» Vice-président de l'association, Mansour Fassih appuie : «Cette solidarité et cette entraide, ce sont des valeurs que nous revendiquons.»

Un état d'esprit qui a séduit Samuel Rodrigue, gérant de la société "Le monde du placard" qui va bientôt s'établir à Conches-sur-Gondoire. «Pendant longtemps, je n'ai pas donné suite aux sollicitations des grands réseaux, comme BNI. Ce n'était pas mon truc. Là, ça m'a donné envie, c'est plus local.»

Du local mais pas d'entre-soi. «Nous sommes ouverts aux autres clubs d'entreprises. L'année dernière, nous avions invité l'Association des chefs d'entreprise de Marne-la-Vallée», indique Mansour Fassih. La présidente du club des entrepreneurs du Val d'Europe (CEVE, 130 adhérents) est d'ailleurs présente à la soirée. Karine Vanderschrick voit d'un bon œil l'émergence d'un club à Marne et Gondoire vers qui elle réoriente des candidats à l'adhésion : «Nous avons atteint notre plafond de 40 % d'adhérents hors Val d'Europe».

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La fête de la transition écologique

Repriser plutôt que racheter, réparer plutôt que jeter, cuisiner plutôt que consommer, comprendre pour respecter, observer pour protéger : c'était ça qu'on venait s'encourager mutuellement à faire lors de la «Fête de la transition écologique» qu'organisait Marne et Gondoire le 12 septembre à la Maison de la nature (Ferrières-en-Brie).

Atelier de la fête de la transition écologique
Animation à la Maison de la nature
Activité en famille lors de la fête
Découverte de la nature
Atelier manuel de la fête
À VENIR

Randonnée pour la forêt de Fontainebleau

Affiche de la randonnée solidaire

L'association Trotte Sentier 77, le Comité départemental de randonnée et l'office de tourisme de Marne et Gondoire organisent une randonnée solidaire afin de collecter des fonds pour la forêt de Fontainebleau.

Rendez-vous le dimanche 18 octobre au Parc culturel de Rentilly – Michel Chartier. Deux parcours en boucle, balisés en départs libres : 8 km, à travers la vallée de la Brosse ; 14 km, avec découverte de la Maison de la Nature et du Moulin Russon.

L'intégralité des frais de participation sera reversée à l'association "Les Amis de la forêt de Fontainebleau" afin de contribuer à la restauration du massif partiellement ravagé par les incendies cet été.

À l'arrivée, visite de l'exposition "Beaux-Arbres" au Château de Rentilly. "Food truck" sur place.

« Marcher ensemble pour contribuer à la restauration du massif de Fontainebleau. »

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